| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
On pourrait croire qu'il s'agit là d'un échange mutuel.
Il n'en est rien.
Ce n'est ni une phrase de l'évangile, ni un précepte de philosophie ou de morale, mais l'ultimatum de l'égoïsme, la règle de la fausse charité !
Donne-t-on parce que l'on a reçu, ou donne-t-on pour recevoir ?
Peut-on donner sans recevoir ?
Que l'on parle d'amour, de sentiments, de don de soi pour des raisons humanitaires ou simplement humaines, de choses matérielles... je réponds qu'on peut donner sans recevoir ou du moins en
ayant l'impression de n'avoir rien reçu en échange.
Car tout ce que nous donnons de bon coeur nous est rendu, souvent au centuple, mais pas forcément comme nous nous attendons à recevoir.
Par manque d'amour, de références sur les liens parentaux ou amoureux, par manque d'argent ou de savoir, nous sommes les mieux placés pour ressentir le manque et les blessures que nous ont
infligé ces causes.
C'est donc bien souvent ce ressenti qui nous permet de donner instinctivement, sans avoir reçu ce que nous pensons indispensable à l'épanouissement de l'autre ou des autres...
Faut-il donner pour recevoir ?
Je te donne ceci et tu me donnes cela, je t'apporte ceci et tu m'apportes cela, je te fais ceci et tu me fais cela... à priori cela semble un échange de bons procédés... pourtant il
n'en est rien.
C'est plutôt une sorte de troc, de vil marchandage. Satisfaire ses intérêts personnels et dans ces cas là, " donner " perd tout son sens.
Donner n'implique justement pas de recevoir en retour. C'est un acte gratuit par excellence. On ne devrait pas être en attente de quelque chose en retour.
C'est quand nous sommes dans cet état de désintéressement total que nous recevons à notre tour tout ce dont nous avons besoin et même bien plus...
Donner est avant tout un acte d'amour, c'est partager nos richesses, nos connaissances, notre affection, notre savoir.
Faire profiter les autres de ce que nous avons eu la chance d'avoir.
Je vous souhaite une belle journée
Dans chaque religion, nous trouvons des règles qui devraient gouverner les hommes
Christianisme :
Ainsi tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux: car c'est la loi et les prophètes. (Mathieu 7: 12)
Bouddhisme :
N'offensez pas les autres, de sorte que vous ne soyez pas offensés. (Udana-Varga 5: 18)
Taoïsme :
Considérez le gain de votre voisin comme votre propre gain; et la perte de votre voisin comme votre propre perte. (T'ai Shang Kan Yin P'ien)
Judaïsme :
Ne faites pas à vos semblables ce qui vous semble haïssable, voilà toute la loi, le reste n'est que commentaire. (Talmud, Shabbat 31a)
Brahmanisme :
Votre devoir le plus important consiste à ne pas faire aux autres ce qui vous causerait de la douleur si on vous le faisait. (Mahabharata 5: 1517)
Confucianisme :
La règle de conduite de la bonté incarnée est certainement de ne pas faire aux autres ce que vous ne voulez pas que l'on vous fasse. (Analects 15s : 23)
Zoroastrisme :
Seul celui qui a un bon naturel s'abstient de faire aux autres ce qui n 'est pas bon pour lui. (Dadistan-i-dinik 94: 5)
Islam :
Aucun de vous n'est digne de se prétendre croyant s'il ne désire pour son frère ce qui est bon pour lui-même. (Sunnah)